Classes pharmacologiques : Antalgique-Analgésique, Antalgique non-morphinique Formes galéniques : gélules, stylo transdermique auriculaire, suspension buvable
Le tramadol est utilisé pour traiter la douleur :
PO : 1 – 2 mg/kg toutes les 12 heures
Transdermique : 1 – 2 mg/kg jusqu’à 4 mg/kg administrés dans le pavillon auriculaire
Chez le lapin : 5 mg/kg toutes les 4 à 8h.
Chez les cochons d’Inde, chinchillas, myomorphes : 5 mg/kg une à deux fois par jour.
Chez les furets : 5 mg/kg toutes les 12 heures.
Le tramadol est utilisé chez le chat et le chien comme analgésique et antalgique, dans le traitement des douleurs post-opératoires et dans le traitement des douleurs aigües ou chroniques.
Il peut être associé avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d’autres médicaments analgésiques (amantadine, gabapentine).
Analgésique central agoniste des récepteurs mu-opioïdes
I
TOPALGIC® 50 mg gélules, (spécialité humaine)
TOPALGIC® LP 100 mg, 150 mg, 200 mg comprimés (spécialité humaine)
Générique disponible
TRALIEVE® 17.6 mg, 70.3mg comprimés à croquer pour chiens (spécialité vétérinaire)
TRALIEVE® solution injectable pour chiens (spécialité vétérinaire)
TRAMADOG® solution injectable pour chiens (spécialité vétérinaire)
TRAMVETOL® comprimés et solution injectable (spécialité vétérinaire)
Spécialité commerciale.
Pharmacopée Européenne: OUI
Ne pas administrer en cas d’hypersensibilité au tramadol ou aux autres opioïdes.
Ne pas utiliser avec les médicaments qui provoquent la dépression du SNC ou respiratoire.
Utiliser avec prudence chez les animaux souffrant d’épilepsie ou traité par des médicaments antiépileptiques.
Gestation :
Les études de laboratoire sur les souris et/ou les rats et les lapins n’ont pas mis en évidence d’effets tératogènes, fœtotoxiques, maternotoxiques. L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
Lactation :
Les études de laboratoire sur les souris et/ou les rats et les lapins n’ont pas mis en évidence d’effets délétères sur le développement périnatal ou postnatal de la progéniture. L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
Fertilité :
Lors des études de laboratoire sur les souris et/ou les rats et les lapins, l’utilisation du tramadol aux doses thérapeutiques n’a pas eu d’effet délétère ni sur les performances reproductives, ni sur la fertilité des mâles et des femelles. L’utilisation ne doit se faire qu’après évaluation du rapport bénéfice/risque établie par le vétérinaire responsable.
Le tramadol devra être utilisé avec précaution avec les médicaments antidépresseurs (la mirtazapine, la trazodone), antifongiques (le fluconazole, le ketoconazole), la cyproheptadine, les IMAO (la selegiline), le métoclopramide, l’ondansetron, les analgésiques opioïdes, la quinidine, les antidépresseurs ISRS (la fluoxetine, la sertraline, la paroxetine), les antidépresseurs tricycliques (la clomipramine, l’amitriptyline), la yohimbine, la warfarine.
L’administration concomitante d’agonistes/antagonistes mixtes (buprénorphine, butorphanol, par exemple) et de tramadol n’est pas conseillée car l’effet analgésique d’un agoniste pur pourrait en théorie être réduit en pareille circonstance.
Les médicaments ayant un effet inhibiteur (cimétidine et érythromycine, par exemple) ou inducteur (carbamazépine, par exemple) sur le métabolisme lié au cytochrome P450 peuvent influer sur l’effet analgésique du tramadol.
Ne pas utiliser de spécialité combinant du tramadol et du paracétamol chez le chat.
Le tramadol doit être utilisé avec prudence chez les patients gériatriques, souffrant d’une maladie rénale ou hépatique et chez les animaux souffrant d’épilepsie. Chez les chiens présentant une insuffisance hépatique, le métabolisme du tramadol conduisant à la formation des métabolites actifs peut être réduit, ce qui peut diminuer l’efficacité du produit. L’un des métabolites actifs du tramadol étant excrété par voie rénale, il peut être nécessaire d’ajuster la posologie chez les chiens présentant une insuffisance rénale. La fonction rénale et la fonction hépatique doivent être surveillées lors de l’utilisation de ce produit.
L’arrêt du traitement avec le tramadol doit être fait progressivement, à cause d’une dépendance physique qui peut apparaître.
Le tramadol peut provoquer une sédation, des nausées et des étourdissements en cas d’ingestion accidentelle, en particulier chez les enfants. En cas d’ingestion accidentelle, en particulier par des enfants, demander conseil à un médecin. En cas d’ingestion accidentelle par un adulte : NE PAS CONDUIRE car des effets sédatifs sont possibles.
Les personnes présentant une hypersensibilité connue au tramadol ou à l’un des excipients doivent éviter tout contact avec le médicament vétérinaire.
Se laver les mains après utilisation.
Le tramadol peut entraîner des vomissements, sédation, mydriase, changement de comportement, dysphorie ou euphorie, constipation.
Dans de très rares cas, le tramadol peut induire des convulsions chez les animaux présentant un seuil épileptogène bas.
Le surdosage du tramadol (80mg/kg PO) peut entraîner des signes d’un syndrome sérotoninergique : léthargie, mydriase, ataxie, vomissements. Des signes de stimulation peuvent apparaître aussi : la tachycardie, des tremblements, des vocalisations.
En cas d’intoxication au tramadol, des symptômes similaires à ceux observés avec les autres analgésiques (opioïdes) d’action centrale sont susceptibles de se produire, en particulier : myosis, vomissements, collapsus cardiovasculaire, troubles de la conscience allant jusqu’au coma, convulsions et dépression respiratoire allant jusqu’à l’arrêt respiratoire.
Mesures générales d’urgence : maintenir les voies respiratoires dégagées, assurer un soutien cardio-respiratoire en fonction des symptômes. L’induction de vomissements pour vider l’estomac est possible, sauf si l’animal affecté montre une altération de son niveau de conscience, auquel cas un lavage gastrique pourra être envisagé. L’antidote pour la dépression respiratoire est la naloxone. Cependant, la naloxone pourra ne pas être utile dans tous les cas de surdosage du tramadol car il est possible qu’elle n’inverse que partiellement certains des autres effets du tramadol. En cas de crises convulsives, administrer du diazépam.
Le tramadol est un agoniste des récepteurs mu-opioïdes. De plus, il inhibe la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine et a aussi des effets sur les récepteurs adrénergiques alpha2. Le tramadol a onze métabolites, le plus important étant le O-desmethyltramadol (M1), qui est six fois plus puissant comme analgésique que le tramadol. Le chat produit la quantité la plus élevée de M1 parmi les espèces animales. Un autre métabolite qui a des effets pharmacologiques est le N-desmethyltramadol (M2).
La naloxone est un antagoniste partiel pour le tramadol.
Il peut prendre jusqu’à deux semaines pour avoir un effet analgésique complet sur la douleur chronique.
La préparation est réalisable sous forme de gélules aromatisées qui peuvent être ouvertes et dont le contenu peut être dispersé dans l’alimentation ou un peu de liquide pour faciliter leur administration.
La préparation est réalisable sous forme de suspensions buvables aromatisées.
La préparation est également réalisable sous forme de stylo transdermique, disponible aux 3 dosages au choix de 2 mg, 5 mg et 10 mg par dose, il délivre 65 doses de 0.1ml.
Les prix présentés sont uniquement à titre indicatif et tiennent compte des dosages les plus fréquemment prescrits en préparation magistrale. Ce sont des prix de vente publics TTC moyens chez les vétérinaires et les pharmaciens et ils sont susceptibles de varier en fonction du coût des matières premières, des articles de conditionnement ainsi que du coût de la main d’œuvre.
Le stylo transdermique auriculaire de tramadol :
1) Plumb Donald C. 2017. Plumb’s® veterinary drug handbook. 9th edition. Wiley Blackwell. p 1166-1169;
2) Papich Mark G. 2016. Saunders Handbook of veterinary drugs, small and large animal. 4th edition. Elsevier. p 800-803.
3) RCP Tralieve 70,3 mg comprimés à croquer pour chiens.
4) Fabrice Hébert, Christophe Bulliot. Guide pratique de médecine interne chien, chat et NAC. Editions Med’com 4ème édition.
5) Guide Thérapeutique Vétérinaire, animaux de compagnie, Editions du Point Vétérinaire, 2013.
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Avant de prescrire une préparation magistrale, assurez-vous de bien vérifier la cascade décisionnelle.
Vous retrouverez tous les détails dans l’article Article 112 du règlement 2019/6 relatif au « médicament vétérinaire »