TYLOSINE

Tylan® Tylmasin®

valerie 7 février 2021

Posologie
  • Chez le chien et le chat : 7 à 40 mg/kg 1 à 3 fois par jour,
    – traitement adjuvant lors de maladie inflammatoire des intestins: 25mg/kg/jour,
    – campylobactériose: 11mg/kg toutes les 8 heures,
    – diarrhée à Clostridium perfringens: 10 à 20 mg/kg  toutes les 12 à 24 heures,
    – diarrhée à Cryptosporidium spp chez le chat: 10 à 15 mg/kg toutes les 12 heures.
  • Chez les furets : 10 mg/kg une ou deux fois par jour.
  • Chez les oiseaux : 10 à 110 mg/kg/j.

 

Classe pharmacologique : Forme galénique :

Général

Indications
  • Diarrhée
  • Infection broncho-pulmonaire
  • Métrite
  • Infection ostéo-articulaire
  • Prostatite
  • Colite ulcéreuse
  • Gastrite à Helicobacter ou Campylobacter
  • Infections dues à des Cocci Gram positif (staphylocoques, streptocoques), des bacilles Gram positif (Trueperella spp., Clostridium spp., ErysipelothrixActinomyces, Corynebacterium), certains bacilles Gram négatif (Haemophilus spp., Pasteurella spp., Mannheimia spp.), des mycoplasmes, des leptospires, Borrelia ou Chlamydia.
Classe pharmacologique

Antibiotique, macrolide

Liste

I

Spécialités existantes

Tylan® soluble 100 % (spécialité vétérinaire)
Tylmasin® granulés (spécialité vétérinaire)

Approvisionnement

Matière première non disponible utilisation de la spécialité vétérinaire.

PCP

Pharmacopée européenne: OUI

Contre-indications

Contre-indications

Ne pas utiliser sur les animaux présentant une hypersensibilité à la tylosine ou à d’autres macrolides.

La tylosine est très souvent contre-indiquée chez les chevaux, les lapins et les rongeurs chez lesquels elle entraine souvent une entérocolite qui peut s’avérer mortelle.

Interactions

Ne pas administrer avec un alcaloïde de l’ergot, de l’alfentanil, de l’alprazolam, un antifongique azolé, de la bromocriptine, de la buspirone, de la carbamazépine, du chloramphénicol, du cisapride, de la clindamycine, de la cyclosporine, de la digoxine, du diltiazem, du disopyramide, de la lincomycine, de la méthylprednisolone, du midazolam, de l’oméprazole, de la quinidine, du sildénafil ,du sucralfate, du tacrolimus, de la théophylline, du triazolam, du vérapamil, de la warfarine, du chloramphénicol, des lincosamides et des béta-lactamines.

Précautions d'emploi

Précautions chez les animaux

Les études menées sur des animaux de laboratoire n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène ou  foetotoxique, ni de conséquences sur la fertilité des animaux.
L’innocuité de la tylosine n’ayant pas été établie en cas de gestation et de lactation, son utilisation ne devra se faire qu’après l’évaluation du rapport bénéfice/risque.

En raison d’une probable variabilité (temporelle, géographique) de la sensibilité des bactéries à la tylosine, il est recommandé d’effectuer une analyse bactériologique et des tests de sensibilité.

Précautions chez la personne administrant le traitement

La tylosine peut provoquer une irritation. En cas de contact accidentel avec la peau, rincer abondamment au savon et à l’eau. En cas de contact accidentel avec les yeux, les rincer minutieusement à l’eau claire.

Se laver les mains après utilisation.

Les macrolides, tels que la tylosine, peuvent également provoquer une hypersensibilité (allergie) après injection, inhalation, ingestion ou contact avec la peau ou les yeux. L’hypersensibilité à la tylosine peut conduire à des réactions croisées avec d’autres macrolides et inversement. Des réactions allergiques à ces substances peuvent être occasionnellement graves, il est donc recommandé d’éviter tout contact direct avec ces produits.

Ne manipulez pas le produit si vous êtes allergique à ses composants.

Si vous présentez des symptômes à la suite d’une exposition au produit, tels qu’une éruption cutanée, consultez un médecin et montrez-lui cette mise en garde. Un œdème du visage, des lèvres et des yeux ou des difficultés respiratoires constituent des symptômes plus graves nécessitant des soins médicaux de toute urgence.

Effets indésirables

Effets indésirables

Il est possible d’observer de la diarrhée ou une perte d’appétit chez les petits animaux, mais la tylosine est habituellement très bien tolérée.

Surdosage

Il existe très peu de cas de surdosage chez les espèces pour lesquelles la tylosine est indiquée et les DL50 sont assez hautes.
Les chiens tolèrent bien des doses orales de 800 mg/kg et, à long terme (2 ans), l’administration orale de 400 mg/kg/j n’a mis en évidence aucune toxicité.

Mécanisme d'action

La tylosine exerce son activité antibiotique via un mécanisme similaire à celui d’autres macrolides, c’est-à-dire en se fixant à la fraction 50 S des ribosomes entraînant une inhibition de la synthèse protéique. La tylosine a principalement une activité bactériostatique.

La résistance aux macrolides est généralement plasmidique mais la modification des ribosomes peut se produire par mutation chromosomique.
La résistance peut se produire par :
– une diminution de l’entrée dans la bactérie (le plus souvent les bactéries Gram-négatif),
– la synthèse d’enzymes bactériennes qui hydrolysent le médicament
– la modification de la cible (le ribosome).

Ce dernier type de résistance peut également entraîner une résistance croisée avec d’autres antibiotiques qui se lient préférentiellement au ribosome bactérien. Les bactéries anaérobies Gram négatif sont souvent résistantes.

Forme galénique

La préparation est réalisable sous forme de gélules aromatisées qui peuvent être ouvertes et dont le contenu peut être dispersé dans l’alimentation ou un peu de liquide pour faciliter leur administration.

Prix

Les prix présentés sont uniquement à titre indicatif et tiennent compte des dosages les plus fréquemment prescrits en préparation magistrale. Ce sont des prix de vente publics TTC moyens chez les vétérinaires et les pharmaciens et ils sont susceptibles de varier en fonction du coût des matières premières, des articles de conditionnement ainsi que du coût de la main d’œuvre.

90 gélules à 200mg : Entre 35€ et 41€
100 gélules à 50mg : Entre 31€ et 37€

Notice


Références

Références bibliographiques

1) Plumb Donald C. 2017. Plumb’s® veterinary drug handbook. 9th edition. Wiley Blackwell.

2) Guide Thérapeutique Vétérinaire, animaux de compagnie, Editions du Point Vétérinaire, 2013.

3) Jean-Dominique Puyt. Vade-Mecum d’antibiothérapie chez les carnivores domestiques. Editions Med’com.